Sinaloa-sur-Seine

Me defino sinaloense y bohemio. Si debo añadir algo más, citaría a René Char: "Creo en la magia y la autoridad de las palabras".


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Ya se los dije antes

Ya se los dije antes:
Mi nahual quiere que escriba, que me abra el alma, que me saque las tripas y con ellas colgando en mis manos, sin morirme, les cuente de mis ayeres y mi avenir como un zahorí halla un venero, predice el futuro y advierte de huracanes cercanos. No sé yo si tenga ese poder de ver cosas; tengo, sí, el de recordarlas y volver a la playa del naufragio, al andén de desembarco.

En français, ça donne quelque chose comme :
Mon nahual veut que j’écrive, que j’ouvre mon âme, que j’enlève mes tripes et, en les tenant en main, sans mourir, je vous parle des jours d’hier et de mon avenir tel un sourcier qui trouve une source, prédit l’avenir et prévient des ouragans qui approchent. Je ne sais pas si j’ai le pouvoir de voir de telles choses; j’ai le don, oui, de m’en souvenir et retourner sur la plage du naufrage, sur le quai d’arrivée.