Sinaloa-sur-Seine

Me defino sinaloense y bohemio. Si debo añadir algo más, citaría a René Char: "Creo en la magia y la autoridad de las palabras".

On n’est pas sérieux quand on a (deux fois) dix-sept ans

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On n’est pas sérieux quand on a (deux fois) dix-sept ans.
– Un beau soir, foin des bocks et de la limonade,
Des cafés tapageurs aux lustres éclatants!
On va sous les tilleuls verts de la promenade.

Les tilleuls sentent bon dans les bons soirs de juin!
L’air est parfois si doux, qu’on ferme la paupière.
Le vent chargé de bruits – la ville n’est pas loin –
A des parfums de vigne et des parfums de bière…
[…]

Arthur Rimbaud (et moi, entre parenthèses)

J’ai atteint cet âge pas sérieux quelques jours mon accident. Ces jours-ci, j’atteins (peut-être enfin) la force de l’âge (et le sens commun), mais n’en restons pas à l’adage “qui veut la guérison, du mire, il lui convient tout son mal dire” et continuons le récit, puisque je ne vais pas m’étaler en jérémiades. Je ne m’étale plus que sur mon lit, les tardifs soirs d’été. Je glandouille une bonne partie de la journée, je n’ai que 2 heures et demie de kinésithérapie par jour et qu’en semaine: de l’entretien musculaire, dit-on, puisque mon genou droit est bloqué à 40 degrés et ce n’est qu’après une opération que cela changera. J’ai rendez-vous avec mon chirurgien le 1er juillet, c’est d’être parmi les huiles que de fréquenter ce médecin, c’est bien de l’huile qu’il me faut pour que mon genou se plie à mes volontés de mouvement. Je ne sais pas quand l’opération aura lieu (si opération(s) il y a, en tout cas je l’espère bien) ni quand je quitterai ce centre de rééducation puisque je suis sans domicile. Bref, disait Pépin, pas de jérémiades j’ai dit!

Je vous n’ai pas écrit depuis un certain temps (oh, marre des lieux communs), sachez que je vous ai en bonne estime (Oh! je voudrais tant que tu te souviennes des jours heureux où nous étions amis. En ce temps-là la vie était plus belle, et le soleil plus brûlant qu’aujourd’hui. Les feuilles mortes se ramassent à la pelle. Tu vois, je n’ai pas oublié…). Excusez-moi si j’abuse du terme “ami“, je ne l’utiliserai que cette fois ci. Ces journées-là qu’on a passées ensemble (je préfère utiliser journée à mois, cela donne un nombre plus grand), ces jours-là, ce n’était pas les plus ensoleillés mais c’étaient les moins maussades.

Je ne sais pas de quoi ont été faits vos jours depuis la dernière fois que je vous ai vu, depuis la dernière fois que je vous ai écrit. J’espère vous revoir bientôt, j’espère pouvoir sillonner les rues parisiennes sur mes deux pieds (ma BM-double-pied comme dirait un autre patient du centre, je marche avec deux béquilles), j’espère bientôt pouvoir être “en hôpital de jour” en attendant une date d’opération.

Incapable d’écrire plus, bien que toute à l’heure j’avais pas mal de verbe en tête, je vous dis à bientôt.

Autor: F. Bachomo

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